12 erreurs à ne pas commettre en rédaction web

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Maîtriser parfaitement un métier ou un domaine d’expertise ne suffit pas pour produire un contenu web efficace. Et il faut plus qu’une belle plume et une bonne orthographe pour que votre contenu devienne visible des internautes. La rédaction web est un métier et un ensemble de bonnes pratiques qui s’apprennent et se cultivent. Voici en tout cas 12 erreurs à ne pas commettre et comment les éviter.

1. Ne pas planifier

Créer le bon contenu pour la bonne personne et le diffuser au bon moment ne s’improvise pas. C’est pourquoi tout exercice de rédaction web doit commencer par une phase de planification. Pour certains d’entre nous, écrire est facile. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce que vous écrivez est utile pour votre business ou pertinent pour vos lecteurs. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : votre contenu professionnel doit en priorité servir votre entreprise.

Avant de se lancer, il faut donc prendre un peu de recul, réfléchir aux contenus comme des apporteurs d’affaire. Vous verrez, la perspective est tout à fait différente. Vu sous cet angle, vous aurez à cœur  d’équilibrer et alterner les contenus de manière à couvrir toutes les facettes de votre activité.

Toutefois, trop de planification tue la planification. Mieux laisser la porte (entre)ouverte à la spontanéité, pour pouvoir rebondir sur un sujet d’actualité, un événement, une bonne idée d’un partenaire ou une question d’un client.

A faire : utiliser un outil gratuit pour créer un calendrier éditorial et gérer la diffusion de vos publications sur les différents canaux de distribution.

A (re)lire : Les outils pour gérer vos contenus : charte et calendrier éditorial
Planning éditorial

2.  Ne pas définir sa cible

Non votre produit ne se vend pas à tout le monde. Vous n’écrivez pas pour tout le monde. C’est l’erreur des débutants : vouloir toucher tout le monde avec un contenu « neutre » où chacun puisera ce qui lui convient. En fait, écrire pour le plus grand nombre revient à ne s’adresser à personne. Imaginez un plat où vous n’auriez mis aucune épice pour être sûr qu’il soit au goût du plus grand nombre. Il risque fort d’être fade, insipide … et au final de ne plaire à personne.

Votre objectif premier en tant que rédacteur professionnel est d’attirer des prospects et fidéliser des clients.  Alors, la moindre des choses est de savoir à qui vous vous adressez et ce que vos lecteurs espèrent trouver. En utilisant des outils à votre portée (à commencer par Google Analytics et les réseaux sociaux) vous apprendrez à mieux connaître votre public cible, vous découvrirez ce qu’ils cherchent, ce qu’ils aiment ou pensent.

A faire : Créer des persona, c’est-à-dire les profils de vos principaux types de clients. Ensuite, plutôt que de vous adresser à une foule anonyme, rédigez en pensant à l’un de ces persona, comme si vous lui adressiez une lettre personnelle. Vous verrez, le ton sera tout de suite très différent.

3. Choisir la facilité

Ce n’est pas tant le type de contenu que vous créez qui importe (vidéo, infographie, article de blog ou autre) que sa pertinence pour votre public. Si vous vous contentez de raconter votre expérience ou d’énoncer des généralités sur votre métier, il y a peu de chance qu’on vous suive longtemps. Il existe une hiérarchie du contenu dont vous devez tenir compte :

  1. Niveau 1 : contenu utilitaire – vous répondez aux questions que se posent des internautes.
    Ces contenus plus courts et plus nombreux servent principalement à attirer du trafic vers votre site en abordant des aspects précis de votre métier. Vous expliquez quoi faire et pourquoi.
  2. Niveau 2 : contenu engageant – vous inspirez vos lecteurs
    Ce type de contenu, plus élaboré, publié à intervalles réguliers, est chargé de familiariser le public avec vos solutions ou votre métier, de faire connaître votre entreprise.
    On parle de contenus plus élaborés comme des comparaisons, des questionnaires, des interviews, des podcast, etc.
  3. Niveau 3 : contenu premium – livre blanc ou étude de cas
    Il s’agit d’un contenu vraiment original, enrichi avec des exemples et des expériences de clients. Il génère de l’engagement et contribue à accroître votre notoriété.

A faire : N’ayez pas peur d’aborder un sujet en profondeur. C’est la meilleure manière de démontrer votre expertise. Et plutôt que de dire à vos lecteurs quoi faire et pourquoi, prenez le temps d’expliquer comment le faire et proposez des exemples, voire des modèles à suivre.

Source : zazzlemedia

4. Négliger la phase de recherche

La qualité de votre contenu augmentera considérablement si vous faites sur une veille continue, si vous puisez les contenus à créer dans un réservoir d’idées issues de vos expériences, lectures, rencontres, etc. Car même si vous êtes un expert dans votre domaine, la veille doit faire partie de vos routines quotidiennes.

Pour chaque contenu créé, vérifiez au moins qui a écrit sur le sujet et quoi. Soit pour vous positionner par rapport à ces contenus, soit pour trouver un angle original et éviter de répéter ce que d’autres ont déjà dit avant vous, soit pour citer les opinions ou arguments intéressants, surtout s’il s’agit d’un influenceur ou d’une sommité dans votre industrie.

A faire : Vous pouvez attendre le moment où vous créez votre contenu pour faire vos recherches. Mais il est plus efficace de noter et compiler vos idées au fil de vos trouvailles. Des outils comme Evernote vous permettront de rassembler vos idées et documents autour d’un même thème. Vous pourrez ensuite les consulter rapidement le moment venu.

5. Écrire pour écrire

Le web a beaucoup (trop) de contenu. Je parcours de très nombreux blogs et sites et je suis lasse de retrouver sans cesse les mêmes banalités, reprises en boucle, sans aucune créativité. De grâce, n’ajoutez pas à l’infobésité ambiante !

Tout comme l’univers de la restauration est envahi par la malbouffe, le web est envahi par des contenus médiocres. Alors, si vous n’avez rien de neuf à dire, abstenez-vous.  De toute façon, répéter ce que d’autres ont déjà exprimé avant vous sans y apporter une quelconque plus-value … n’a aucun intérêt pour votre public et n’apportera certainement pas la preuve de votre expertise.

Pas de secret : si vous voulez être lu, vous devrez mouiller la chemise et vous investir vraiment pour être parmi les meilleurs – aux yeux de Google et surtout aux yeux de vos lecteurs. Tout le reste est pure perte de temps. Et Google, tout comme vos clients, place la barre de plus en plus haut.

A faire : prendre le temps de créer un contenu de qualité, seul susceptible d’intéresser vos clients. Développer un style et une approche qui vous caractérise et donnera envie de vous suivre. Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un bon rédacteur web, confiez ce travail à un pro. C’est un vrai métier.

6. Abuser de jargon et de clichés

De nombreuses industries développent leur propre jargon. Certaines entreprises utilisent en interne des termes pour désigner leurs produits qui ne sont pas forcément ceux utilisés par les clients. C’est la langue de vos clients que vous devez parler pour les convaincre.

Alors, pour que votre contenu soit compréhensible pour un public non initié, éliminez toute forme de jargon. Et si certains termes sont incontournables, veillez à les expliquer pour vous assurer que votre lecteur vous comprend bien.

A faire :  Si vous ne pouvez éliminer complètement le jargon de votre contenu, prévoyez d’ajouter un glossaire à votre site, qui servira de référence.

7. Traduire sans adapter

Vous pourriez avoir envie de reprendre à votre compte un article que vous auriez lu dans une autre langue. C’est d’autant plus tentant que cela va plus vite que de partir d’une page blanche et de faire ses propres recherches. Toutefois, un tel contenu ne sera vraiment utile pour votre public que si vous l’adaptez à la réalité locale et proposez des exemples utiles pour votre marché.

A faire : Puiser dans votre expérience et faire un minimum de recherche pour adapter les bonnes idées que vous aurez trouvées ailleurs sur la toile.

8. Confondre information et promotion

Vous détestez certainement qu’on essaie à tout prix de vous vendre quelque chose. Il en va de même pour vos lecteurs. Si votre contenu n’est rien d’autre que de la publicité déguisée, les gens s’en lasseront très vite.

La publicité en soi n’est pas mauvaise, mais elle a sa propre dynamique (outbound marketing). Le marketing de contenu procède d’une toute autre logique (inbound marketing). Il s’agit avant tout d’informer, de former ou de divertir votre public pour l’attirer vers vous. En aucun cas de lui « vendre » des produits et services dont il n’a pas forcément besoin au moment où il vous lit.

A faire : Créer des contenus web pertinents sans essayer de vendre à tout prix. Bien sûr vous ajouterez un « call-to-action » discret à chacun de vos contenus. Pour inviter vos lecteurs à poursuivre le contact ou approfondir l’un ou l’autre sujet. C’est une première prise de contact, pas un baratin de bonimenteur.

9. Utiliser des images protégées par le droit d’auteur

Les visuels font partie intégrante de votre contenu. Elles peuvent vous aider à capter l’attention et à rendre votre contenu plus vivant. Cependant, vous êtes nombreux à utiliser Google Image pour copier et coller des images dans vos articles. Le problème, c’est que la plupart de ces visuels ne sont pas libres de droit. Et que vous risquez donc, un jour ou l’autre, d’être rappelé à l’ordre et de dévoir payer une amende.

Pour respecter la loi et éviter tout désagrément, veillez à n’utiliser que des photos libres de droit ou à créer vos propres images.

A faire : Il est très facile de réaliser de chouettes visuels à partir d’outils gratuits comme Canva. Et à l’heure où les smartphones sont équipés de caméras tout à fait performantes, prendre des photos ne devraient plus poser de problème.

A (re)lire : Premier pas dans Canva, l’outil gratuit de votre marekting digital 

10. Ne pas créditer ses sources

Citez votre source, qu’il s’agisse d’une revue spécialisée, d’un texte issu de vos lectures ou formations ou de données provenant d’une conférence ou d’une formation. Et si vous l’avez croisé dans un article qui ne site pas ses sources, essayez de retracer la source pour confirmer son exactitude.

A faire : Si vous avancez des chiffres et partagez des statistiques, mentionnez l’url de la source. Et si vous mentionnez un article ou partagez un extrait d’un document, faites un lien vers votre source.

11.  Ne pas se relire

Si votre contenu est plein de fautes d’orthographe, si votre grammaire laisse à désirer ou encore si votre pensée est décousue et votre texte mal structuré … la grande majorité des lecteurs partiront simplement parce votre contenu est difficile à lire. Forme et contenu sont intimement liés. La présentation est aussi importante que le message.

A faire : Avant de pousser sur le bouton « publier », laissez reposer votre contenu. Relisez le attentivement quelques heures après l’avoir écrit, pour corriger d’éventuelles coquilles et vous assurer qu’il se lit aisément !

12. Ne pas optimiser son contenu pour les moteurs de recherche

Optimiser vos contenus pour les moteurs de recherche afin de parvenir dans les premières positions de Google : le saint graal pour tout créateur de contenu. Car il est vrai qu’un contenu, si pertinent soit-il, est inutile s’il est invisible.

Le SEO est trop complexe pour être expliqué ici, mais vous devrez, a minima, veiller à trouver et utiliser des mots-clés pertinents pour chaque contenu publié. Et les répéter de manière équilibrée dans le titre, le premier paragraphe et les intertitres de chaque texte. Avec mesure bien sûr.

A faire : si vous rédigez vous-même vos contenus web, prévoyez de suivre une formation pour apprendre les bases de l’écriture web optimisée SEO.


Source : Digitad

2019-07-17T17:14:55+00:00 16 juillet 2019|Blog, Content Marketing|0 commentaire

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