Growth Hacking: buzzword ou véritable levier de croissance ?

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Si vous vous intéressez à l’évolution du monde du business en général et des startups en particulier, vous aurez certainement entendu parler de Growth Hacking et vous vous demandez sans doute ce qui se cache derrière ce nom barbare. Voici quelques éléments de réponse.

À l’origine du terme

Le terme anglais Growth Hacking associe littéralement piratage et croissance.  Drôle d’idée de combiner ces deux mots !
Quel est donc le sens à donner à ce « hacking » ? Dans le monde du business, on trouve en fait plusieurs types de hackers ou pirates:

  • Des pirates ingénieux
    En anglais, le terme hacker (ou pirate) est parfois utilisé pour désigner quelqu’un d’intelligent, original ou inventif. En effet, l’anglais hack signifie bidouiller, modifier, bricoler. Le hacker est donc quelqu’un qui utilise tout ce qui est à sa disposition pour résoudre un problème. Et il est clair que les Growth Hackers font preuve de beaucoup d’ingéniosité pour atteindre leur objectif: la croissance.
  • Des pirates informatiques
    Le terme hacker est le plus souvent associé au monde informatique, où il est utilisé pour désigner un personne qui aime comprendre le fonctionnement interne d’un système, en particulier les ordinateurs et les réseaux informatiques. De même, les Growth Hackers utilisent des logiciels, des bases de données, des API et des outils web pour accélérer la croissance. Car dans un monde du business dominé par le web, la maîtrise de la technologie est essentielle à la croissance.
  • Des pirates « illégaux »
    Le mot hacker est enfin utilisé pour décrire quelqu’un qui a un accès non autorisé à un système. Un Growth Hacker ne va pas pirater dans le sens juridique du mot illégal, mais ils va repousser les limites de ce qui est attendu ou généralement conseillé. De plus, les Growth Hackers sont à l’affût des faiblesses du système qui permettront la croissance.

Le concept

Selon Wikipedia, le « Growth Hacking » est une technique marketing développée par les startups de la Silicon Valley (Sean Ellis est le premier à utiliser ce terme en 2010) qui consiste à utiliser la créativité, la pensée analytique, et les médias sociaux pour vendre des produits et obtenir plus de visibilité.

Mais le Growth Hacking est avant tout un état d’esprit qui consiste à mettre en place des techniques à effet de levier pour accélérer la croissance d’une startup. Toutefois, la seule mise en place d’outils ne garantit pas la croissance. Et il ne suffit pas de mettre en place l’une ou l’autre astuce web ou marketing pour amorcer une croissance exponentielle, à l’image d’Hotmail et son fameux “P.S. I love you. Get your free email at Hotmail” (message apposé au bas de chaque email de l’entreprise, et redirigeant vers une page d’inscription – ce serait le premier Growth Hack connu).

Il s’agit plutôt de construire un processus lean, de mesurer et évaluer constamment, pour permettre de repérer, itérer et améliorer des techniques susceptibles de faire grandir rapidement son business.

Le concept n’est pas nouveau. Il puise dans l’écosystème du marketing digital un ensemble de techniques telles que le SEO, l’analyse des données, le marketing de contenu, l’automatisation, les médias sociaux, l’A/B testing, etc.   Mais c’est sa focalisation extrême qui le rend unique. Un seul objectif:  la croissance.  Tout ce qui compte, c’est ce qui peut permettre de ramener des clients et de vendre. Ainsi, le nombre de visites sur un site importe moins que la conversion des visiteurs en prospects, puis en acheteurs potentiels.

La notion d’efficacité et de maximisation de l’impact de ses actions liée au growth hacking s’explique par l’environnement auquel il s’applique, celui des startups. L’idée est de compenser un manque de budget par l’inventivité et la créativité,que ce soit pour l’acquisition ou pour la rétention de clients ou d’utilisateurs, le tout de manière « scalable », c’est-à-dire capable d’être portée à grande échelle. Et automatisable dès que possible, bien sûr. Le tout en optimisant son temps et en arbitrant au plus productif. (Blogdumodérateur)

Facebook, Twitter, LinkedIn, AirBnB et Dropbox sont toutes des entreprises qui utilisent des techniques de Growth Hacking .

En 2013 se tenait le premier meetup sur le Growth Hacking en France. Voici la présentation qui y était faite:

Les outils

Maddyness explore 14 outils utiles pour les Growth Hackers et les professionnels du marketing. 

Pour aller plus loin

  • Un guide: The definitive guide to Growth Hacking – Neil Pattel & Bronson Taylor – Quicksprout
    une somme incontournable (102p) pour tout savoir sur le sens, les tactiques, les outils et les usages du Growth Hacking.
  • deux sitesgrowhack.com & growthhackers.com pour faire le plein d’idées et d’astuces pour devenir un growth hacker
  • une infographie pour comparer les techniques du marketing traditionnel et du growth hacking: Traditional Marketing vs Growth Hacking

growth hacking

By | 2018-04-11T19:40:08+00:00 4 août 2014|Categories: Entreprendre, Lexi-C|Tags: |1 commentaire

Un commentaire

  1. Thierry Depré 2017-12-24 à 9 h 56 min ␣- Répondre

    Excellent article. Si vous cherchez un guide pratique gratuit du piratage de croissance, téléchargez le ici : http://quinquattitude.fr/guide-gratuit/

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