Mise à jour mai 2016

Vous êtes chaque année plus nombreux (30% en 2016) à rêver de faire disparaître toutes les bannières, pop-up et autres pavés publicitaires qui envahissent tant de sites et ralentissent la lecture.  C’est d’autant plus tentant que c’est très simple à mettre en place grâce à deux extensions : Adblock et Adblock Plus. Mais bien sûr, ce n’est pas du goût des annonceurs et des régies publicitaires qui y perdent une part de leurs revenus. 

Adblock ou Adblock Plus

Deux outils émergent dans la course au blocage des publicités. Ces extensions, disponibles pour la plupart des navigateurs, reposent sur une même liste de filtres. L’efficacité du blocage est donc similaire pour l’un ou l’autre. Mais Adblock Plus va plus loin, comme nous le verrons par la suite.

Comment ça marche?

Tout comme Adblock Adblock Plus bloque par défaut toutes les publicités intrusives sur Internet : les publicités dans les vidéos sur Youtube, les publicités sur Facebook, les bannières, les pop-up, et bien plus encore.

Il suffit d’installer l’une ou l’autre extension sur son navigateur (Firefox, Chrome, Opera, Safari et depuis peu Internet Explorer), sur son smartphone ou sa tablette et toutes les publicités intrusives sont automatiquement bloquées sur tous les sites que vous visitez.

A chaque chargement de page l’extension consulte sa liste de filtres et bloque les images et animations publicitaires téléchargées avec la page. Cette liste de filtres est actualisée et mise à jour automatiquement et régulièrement.

En 2009, on estime à 21 millions le nombre d’utilisateurs de ces bloqueurs de publicité. En 2015, ils sont 198 millions à travers le monde

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Des extensions qui font polémique

Mais sur la toile la polémique fait rage autour de ces extensions qui ont le pouvoir de bloquer la publicité. La question qui fâche: peut-on ou doit-on bannir la publicité sur internet ?

Depuis plusieurs années les encarts publicitaires divisent internautes et créateurs de sites. Certains webmasters en ont tellement abusé (au point de rendre les informations illisibles sur leurs sites), que leur pratique a donné naissance à AdBlock en 2006.

Toutefois certains propriétaires de sites s’insurgent contre ces « bloqueurs de pub » qui les privent d’une source de revenu indispensable.  De fait, pour de nombreux sites qui proposent gratuitement du contenu ou des services de qualité, la principale rémunération est la publicité visible sur leur site.

Même le puissant Google a une section dédiée à cette menace dans son rapport annuel. Elle indique que « L’essentiel de nos revenus proviennent des annonceurs qui nous paient pour afficher des publicités sur les pages Web. De ce fait, les technologies de blocage des publicités peuvent défavorablement affecter notre résultat opérationnel. »

Il est vrai que la gestion d’un site n’est pas gratuite (investissement en temps, coûts d’hébergement, dépense d’énergie, etc.). Et il semble donc normal de vouloir rentabiliser – tant soit peu – l’effort fourni. Mais le mythe de l’internet gratuit est tenace.

Par ailleurs, l’usage massif de ce type de logiciels déstabilise l’écosystème des médias en remettant en cause le principe de l’accès gratuit à l’information. Les éditeurs de contenus et de services en ligne proposent aux internautes de placer ces sites sous « liste blanche »

Des listes de publicités acceptables qui font débat

Pour calmer le jeu,  les créateurs d’Adblock Plus ont donc introduit la notion de « publicités acceptables« , c’est-à-dire des publicités simples et discrètes. Ils ont dressé une « liste blanche » de publicités qui répondent à des règles strictes et ne sont dès lors pas bloquées.

Faire partie de cette « liste blanche » est gratuit pour les petits sites mais payant pour les géants tels que Google, Microsoft ou les médias. Mais cette liste qui gonfle de manière exponentielle (plus de 7000 exceptions fin 2015) pose question elle aussi.

Quoi qu’il en soit, la décision finale vous revient: vous pouvez à tout moment désactiver cette fonctionnalité et continuer à bloquer toutes les publicités.

Protection de la vie privée

Adblock Plus va encore plus loin. Il vous permet également d’activer d’autres options conçues pour protéger votre vie privée.

Adblock Plus Fonctionnalités

  • Désactiver le pistage
    À chaque fois que vous surfez en ligne, un nombre important d’entreprises pistent votre activité sur Internet et votre historique de navigation.  Grâce à Adblock Plus vous pouvez désactiver toute forme de pistage, et surfer sur Internet de façon anonyme.
  • Bloquer les logiciels malveillants
    Adblock Plus peut également être configuré afin de bloquer tous les domaines connus pour diffuser des malwares, protégeant ainsi votre ordinateur des virus, chevaux de Troie, vers, spywares et adwares.
  • Désactiver les boutons des réseaux sociaux
    Enfin, vous pouvez utiliser Adblock Plus pour bloquer tous les boutons de médias sociaux sur tous les sites Web, vous assurant ainsi que les réseaux sociaux ne peuvent pas créer de profil basé sur les sites Web que vous visitez.

En conclusion

La clé de tous ces problèmes et polémiques me semble tenir en deux valeurs trop souvent galvaudées: liberté et respect (de chaque internaute).

Peu de choses sont gratuites dans notre société de consommation. L’internet n’échappe pas à cette règle.  Mieux vaut en être conscient. Libre à chacun d’entre nous de promouvoir un web différent et de faire évoluer les pratiques pour créer un espace plus respectueux et plus convivial.

 Pour prolonger la réflexion