Réflexion du vendredi

Il n’y a pas « un » caractère d’entrepreneur. Mais il faut « du » caractère pour l’être.
Peter Drucker

C’est fou le nombre d’articles qui tentent de lister les 5 – 7 – 10 – 15 (etc.) qualités essentielles d’un entrepreneur (sous-entendu à succès).  Je vous livre en vrac celles qui reviennent le plus souvent: l’audace, la passion, l’indépendance, la persévérance, la confiance en soi, le sens des responsabilités. S’y ajoutent, en fonction des années, les buzzwords du moment: créativité, leadership, résilience, etc.

Pourquoi sommes-nous donc si avides d’énumérer et (re)connaître ces qualités ? Pour nous conforter dans nos choix ? Pour savoir si nous avons l’étoffe d’un entrepreneur (à succès) ? Y a-t-il un profil type de l’entrepreneur ? Y a-t-il une recette du succès ? Et est-ce vraiment le plus important ?

Au fil de mes lectures, un article a retenu mon attention: L’entrepreneuriat, c’est l’audace.

Entreprendre, du point de vue strictement étymologique, signifie prendre entre ses mains. En d’autres termes : actionner, initier, mettre en œuvre. Bref, cela signifie agir. 
« Entrepreneur », ce n’est pas un statut, ou une fonction. « Entrepreneur », c’est une qualité. Celle, intrinsèque, du bâtisseur qui n’entrevoit les conditions de son épanouissement qu’à travers la hauteur des cathédrales qu’il érige. (…)

En fait, un embryon d’entrepreneur sommeille en chacun de nous. Entreprendre, c’est se donner les moyens d’exister en rêvant, en créant; c’est un état d’esprit que seule l’audace permet d’animer. Une bonne dose de détermination et quelques alliés bienveillants se chargeront du reste. Car entreprendre et réussir sont deux choses différentes. Et dans le tumulte de notre monde, on ne réussit jamais seul. 

J’aime beaucoup cette approche. Car si entreprendre signifie agir, exister en rêvant et s’épanouir en réalisant ses rêves … cela impliqe que l’entrepreneuriat est ancré au coeur même de chaque être humain. Que c’est en quelque sorte notre mission vitale à tous, ce qui nous met en route, nous sort de la léthargie dans laquelle, trop souvent, nous nous complaisons.

Car en vérité, l’entrepreneuriat est bien plus qu’un moteur économique, c’est notre âme même, notre force vive.  Et le goût d’entreprendre est cette envie qui vient de l’intérieur comme un feu sacré. Ce besoin de faire naître et développer une œuvre qui nous dépasse. Ce désir de trouver un sens à notre existence et, pourquoi pas, de laisser une trace.

Alors oui, être un entrepreneur, c’est bien plus qu’un statut. C’est l’état d’esprit de celui qui invente chaque jour le chemin sur lequel il va marcher. Et qui ne laisse personne lui dicter sa conduite.