Dans la plupart des pays, la seule règle qui régit l’acquisition d’un nom de domaine est celle du premier arrivé, premier servi. La procédure d’enregistrement est généralement relativement simple et rapide.  Toutefois, mieux vaut se poser les bonnes questions avant d’acquérir un ou plusieurs noms de domaine.  

Votre nom de domaine : un élément essentiel pour votre visibilité sur internet.

Sans plonger trop en détail dans l’art et la manière de choisir un nom de domaine efficace, voici quelques règles à respecter:

  • Choisir un nom pas trop long, simple et facile à retenir. (pour limiter les risques d’erreurs)
  • Adopter un nom mémorable, prononçable et qui a du sens. Le nom de votre société est un bon point de départ mais ce n’est pas la seule alternative. Dans certains cas, une abréviation (ex : resto.be), un mot clé (ex : expatsinbrussels.be ) ou un slogan (ex : www.delafermealassiette.com) peut s’avérer plus efficace.
  • Limitez l’utilisation des tirets, évitez les jeux de mots et les nombres (souvent sources de confusion).
  • Vérifiez la pertinence de votre nom de domaine dans d’autres langues (surtout si votre clientèle est internationale)
  • Éventuellement, réservez plusieurs variantes (avec différentes extensions, avec ou sans tirets, au singulier ou au pluriel, avec ou sans accents, etc.).

Quel type d’extension choisir ?

En 2012, l’autorité suprême de régulation des noms de domaine, l’ICANN, a autorisé la création de près de 2000 nouvelles extensions. Ce sont des extensions de marques (.google, .danone, etc..), de communautés (.archi, .immo, .restaurant, .bar, etc…), de zones géographiques (.paris, .nyc, .brussels, etc…) ou de langues ainsi qu’une majorité d’extensions générales de toutes sortes (.photo, .app, .blog, .music, .food, etc…).

Face à la multiplication des possibilités, l’une des questions qui vient à l’esprit est bien sûr : Google tient-il compte de l’extension choisie ? Si j’ai un commerce local, le choix d’une extension « locale » aura-t-il une influence sur mon référencement local ?

Selon les spécialistes du référencement naturel, ce qui influence Google en matière de nom de domaine, ce sont essentiellement trois éléments :

  1. l’ancienneté du nom de domaine
  2. la durée de « renew » (renouvellement de l’achat de votre nom de domaine). Pour des raisons budgétaires, beaucoup d’entreprises ne renouvellent leurs noms de domaine que sur un an ou deux ans. Il semblerait que Google apprécie la stabilité de sites qui voient à plus long terme.
  3. la langue principale du contenu des sites attachés à votre domaine, l’extension localisée (.fr ou .be), voire, dans une moindre mesure, la localisation des serveurs d’hébergement.

Une étude récente effectuée par SearchMetrics, a montré que l’impact du nom de domaine .BERLIN était supérieur au .DE ou même au .COM dans les résultats Google lorsque les gens faisaient des recherches à Berlin.

Le choix d’un nom de domaine est clairement lié à votre stratégie business. La question à se poser dans le cas du commerce à Berlin est: Quelle est ma zone de chalandise ? Locale, nationale ou internationale ?

D’autres référenceurs évoquent l’intérêt d’introduire un mot clé supplémentaire, à la racine même du nom de domaine. C’est sans doute vrai, mais c’est une arme à double tranchant. Car une hyper-focalisation risque de pénaliser votre site sur des requêtes plus générales ou différentes de votre « core business ». Par ailleurs certaines extensions peuvent entrer en concurrence. Par exemple si votre site fait la promotion d’un restaurant à Bruxelles, que devrez-vous choisir : .restaurant ou .brussels ? Dans de tels cas, une analyse des comportements de recherche des internautes s’impose.

Il est donc évident que la multiplication des extensions de noms de domaine rend le ciblage et les choix stratégiques encore plus importants et complexes. Mieux vaut y réfléchir à deux fois et avoir une vision à long terme. Comme toujours, une bonne étude de votre marché et des comportements de vos futurs clients s’impose pour prendre les bonnes décisions et avoir un référencement efficace.

10 conseils pleins de bon sens

En 2014, le SPF Économie belge a publié un petit guide des bonnes pratiques en matière de noms de domaine. Il se termine par 10 conseils pleins de bon sens, auxquels toute entreprise devrait faire attention:

  1. Choisissez un nom de domaine pertinent, court, explicite et facilement mémorisable.
    Privilégiez les extensions populaires ( en .com ou .org) et/ou géographiques utiles (comme .be ou .eu).
  2. Réservez préventivement certaines variantes du nom de domaine (comme .brussels).
  3. Enregistrez de préférence le nom de domaine pour la durée maximale autorisée.
  4. Vérifiez régulièrement les échéances de renouvellement du nom de domaine.
  5. Mettez à jour régulièrement les informations relatives à l’identité du titulaire du nom de domaine, du contact administratif de la base de données WHOIS du registre pour éviter la perte du nom de domaine.
  6. Rédigez un contrat de concession d’utilisation si vous confiez la gestion du nom de domaine à un partenaire commercial. Faites-y mentionner l’obligation de restitution du nom de domaine à l’échéance du contrat.
  7. Disposez des identifiants et mots de passe de l’interface de gestion si vous confiez la gestion à un prestataire. Ces données doivent rester confidentielles et être connues d’un nombre limité de personnes habilitées par l’entreprise.
  8. Centralisez les différents noms de domaine enregistrés chez différents bureaux d’enregistrement auprès d’un bureau unique et gérez ce portefeuille de noms de domaine via une interface unique fournie par le bureau d’enregistrement désigné. Cela évite toute confusion !
  9. Veillez à être alerté de toute réservation abusive d’un nom de domaine et réagissez rapidement en recourant aux procédures arbitrales et judiciaires existantes.
  10. Enfin, conservez pendant une certaine durée les noms de domaine stratégiques même s’ils ne sont plus exploités afin d’éviter les pratiques de cybersquatting et le détournement de trafic.

Sources: