ATAWAD, le nouvel acronyme à la mode est bien plus qu’un buzz word. Cette nouvelle tendance gomme progressivement les frontières entre le virtuel et le réel, le concret et l’abstrait, le local et le global, l’immédiat et l’intemporel, l’humain et la machine.

La convergence inexorable entre tous ces pôles, issue de la fusion des technologies web et nano, dessine un monde nouveau. Un monde incroyablement mobile et versatile, à la fois compact et démesuré, ubiquitaire et sérendipitant. La technologie NFC, la 3D, la géolocalisation et la réalité augmentée –parmi d’autres avancées technologiques- bouleversent notre rapport à l’information, à l’image et au son. Notre monde est interconnecté via des réseaux et des applis dont nous n’imaginons pas toujours la puissance et l’influence sur l’évolution sociale, économique et politique. Chaque jour de nouveaux ‘objets connectés’ apparaissent dans nos environnements urbains et jusque dans notre quotidien.

UN MOT D’EXPLICATION

Le terme ATAWAD a fait son apparition tout récemment. Il est lié au développement de l’Internet et des applications mobiles. Il désigne cette tendance récente qui permet d’obtenir des informations instantanément: n’importe quand (Any Time), n’importe où (AnyWhere), sur n’importe quel support (Any Device) (TV, ordinateur, GSM, tablette, console, objet, etc.).
Un nombre croissant d’utilisateurs restent connectés en permanence à leurs réseaux professionnels et personnels. En tous lieux et à toute heure: au bureau, en déplacement, à la maison et même pendant les vacances. La distance s’est transformée en un point unique: le toucher du pouce sur l’écran ou le clavier. Google maps nous fait voyager partout et les messageries instantanées nous permettent de communiquer à toute heure, indépendamment du lieu où nous nous trouvons.
C’est grâce aux développements du cloud, des sites et des extranets, des outils collaboratifs et des réseaux sociaux qu’est devenu possible cet accès à distance –plus ou moins sécurisé- à un ensemble d’informations de plus en plus vaste. Et ce flux qui coule de plus en plus librement et rapidement n’est pas sans poser certains problèmes. Car il exerce une pression de plus en plus forte et le volume à gérer devient difficilement maîtrisable. Ce qui explique que, presque chaque jour, de nouveaux outils apparaissent, pour tenter de filtrer, organiser, gérer … bref des outils plus adaptés aux nouveaux usages.

OPPORTUNITES

L’ATAWAD apporte son lot d’outils pour nous simplifier l’existence et nous rendre plus « performants ».
Chercheurs et analystes créent des alertes et programment leur veille de manière à recevoir l’information en temps réel et à la filtrer et organiser par thème.
• Les commerciaux obtiennent des informations utiles sur leur marché et sur leurs concurrents où qu’ils soient (en clientèle, sur un salon, à une conférence).
• Les directeurs de communication suivent l’actualité en temps réel et réagissent beaucoup plus vite en cas de crise, limitant ainsi les dommages, voire les évitant.
• Les chefs d’entreprise suivent les flux de production, la chaîne de distribution, les résultats financiers, etc. Grâce à une série de tableaux de bord, actualisés en continu, ils gardent le contrôle de l’ensemble de leur entreprise, où qu’ils soient.

RISQUES

L’ATAWAD déstabilise certaines sociétés et personnes. Si c’est le cas, il est vital de se faire accompagner et de bien communiquer pour faire évoluer les mentalités et surmonter les craintes et rejets.
• De nombreuses entreprises interdisent l’accès aux réseaux sociaux durant le temps de travail. Or, la généralisation des smartphones rendra bientôt cette interdiction inopérante. Il est donc important de réfléchir à la meilleure manière d’intégrer cette nouvelle réalité à la vie de l’entreprise.
• La frontière entre la vie privée et le monde professionnel est de plus en plus floue. Et la confusion des espaces et des temps entraîne parfois des désordres physiques ou psychiques. L’intérêt compulsif d’être toujours connecté peut aboutir à un vide existentiel. Un mouvement de réaction se fait d’ailleurs entendre pour imposer des périodes de « déconnexions », on parle dans ce cas de SOTAWAD. (SOme time, …)
• Recevoir des informations tout le temps ne permet pas de les analyser en profondeur. La tendance est donc à l’hyperréactivité plus qu’à la réflexion. La généralisation du copier/coller et l’automatisation de certains outils de curation abondent également en ce sens.
• Les « traces numériques » que nous laissons un peu partout sur la toile sont malheureusement indélébiles. De plus, la collecte de données et informations personnelles et confidentielles peut devenir problématique à terme. Il est donc urgent de réglementer les pratiques et usages.
Le stockage et l’accès aux informations dans le cloud pose également la question de la protection des données: certaines informations disparaissent avec le temps et des entreprises tierces disposent d’un droit de regard sur les données stockées, ce qui peut poser un problème de confidentialité.
• Enfin, en cas de dysfonctionnement, ce n’est plus une mais plusieurs personnes qui sont immédiatement touchées, puisque tout est interconnecté.

APPLICATION

La publicité s’est déjà convertie à l’atawad comme le montre ce spot publicitaire de my TF1.